Paroles, paroles

Si les promesses et engagements fleurissent en cette période de campagne, il nous semble intéressant de rappeler ici quelques dures réalités.

La construction massive de logements va continuer

15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement en France.

L’État exige des collectivités un effort de construction: l’ancienne communauté du Val-de-Bièvre s’est engagée en ce sens dans son dernier plan local habitat – voté par la majorité municipale – , la quote-part pour Fresnes était d’environ 200 nouveaux logements par an, objectif légèrement révisé à la baisse à l’occasion du dernier plan local d’urbanisme.

Un immeuble reste à construire à la Cerisaie, l’axe avenue Henri-Barbusse-Emile-Zola et l’A86 sont des zones de densification identifiées – et actives – , le terrain du Cemagref, le terrain de boules et le secteur Pasteur-Roux-Blancs-Bouleaux sont des réserves de foncier pour la commune.

Les problèmes de stationnement vont s’aggraver

C’est inévitable, cela résulte de la construction de nouveaux logements, d’un PLU qui n’oblige pas à un minimum d’une place de stationnement par logement, et du réseau de transports en commun insuffisant à Fresnes. (Seul le programme d’ Um que nous avons reçu dans notre boîte aux lettres prévoit une action spécifique à ce sujet).  On pourra toujours multiplier les verbalisations pour mauvais stationnement ceci dit.

La municipalité n’est plus aux manettes pour le contrôle de la densification

L’évolution des plans locaux d’urbanisme est désormais, et depuis 2017, de la compétence du territoire Grand-Orly Seine Bièvre.

La municipalité ne peut s’engager à construire le bassin de rétention de Berny

Ce bassin est essentiel pour protéger le bas-de-Fresnes des inondations en cas d’orage soudain et violent.  Sa capacité idéale serait de 50 000 m3 (coût : 50 millions d’euros) , mais il est envisagé d’en créer un de 20 000 m3 (coût : 20 millions d’euros). La municipalité n’a ni les moyens, ni la compétence pour réaliser seule les travaux. (pour en savoir plus)

Il y aura peu de grands projets d’équipements publics

Les  possibilités d’investissements de la commune sont en effet toujours très faibles. Elle doit faire appel systématiquement à l’emprunt et aux subventions,  sa capacité d’autofinancement nette – l’argent qu’elle met de côté pour investir –  est quasi nulle ou négative depuis des années.

On peut reconnaître à Chavanon de l’avoir admis en abandonnant une partie des promesses de Bridey 2014 (construction d’un salle des fêtes, de nouvelles écoles, d’un nouveau marché, etc, etc.)

 

 

 

2 réflexions sur “Paroles, paroles

  1. Bonsoir,
    Merci pour vos précieuses publications que nous sommes heureux de retrouver après un long silence.
    Sur le fond de votre article, rien à signaler ou à ajouter de particulier.
    Sur la forme, vous écrivez Jean-Jacques UM mais seulement CHAVANON et BRIDEY. Les prénoms ou les mentions Mme / M. auraient été les bienvenus… Ce n’est pas grand chose diront certains mais c’est une question de respect…
    Bonne soirée !

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