Au meeting de Domps

 

Deuxième meeting de cette campagne municipale auquel j’assiste, après celui de la liste Chavanon à la grange dîmière.

Celui-ci s’est tenu au centre Thellier, dans une atmosphère plus intime, en présence d’une cinquantaine de personnes.

Domps et sa co-listière Adda, tous deux conseillers municipaux, ont justifié la constitution de leur liste « de la société civile » par la volonté de changer des choses qui n’allaient pas: la sécurité, le manque de vision à long terme, l’inefficacité des services municipaux, etc.

Domps, empruntant aux concepts du « lean management », a expliqué comment, selon lui, la mise en œuvre de la qualité totale, l’élimination des non-valeurs, une plus grande autonomie des équipes, permettraient d’améliorer les services à la population et l’accomplissement des employés municipaux, tout en dégageant des marges de manoeuvre pour embaucher une dizaine de policiers municipaux.

Tablant sur le long terme, le candidat a ensuite expliqué qu’il fallait absolument que Fresnes, dès maintenant et alors qu’elle ne l’a jamais fait, devait demander que les futurs prolongements du métro (ligne   4) passent par notre ville, ce qui permettrait d’en accroitre l’attractivité et de résoudre une partie du problème de la circulation automobile.

Interrogé sur l’avenir du groupe Pasteur-Roux Domps s’est refusé à trancher entre reconstruction et rénovation sans qu’une étude technique sérieuse ne soit faite sur le bâti du groupe scolaire. Il en profite pour rappeler que son expérience des projets de rénovation montrait que les constructions des années soixante étaient généralement de mauvaise qualité et que le reconstruction était bien souvent la meilleure solution.

La liste Domps-Adda apparaît comme une des « petites listes » de cette campagne, mais l’expérience montre que les petites listes peuvent avoir leur importance. D’une part parce qu’elles peuvent faire basculer une victoire d’un camp à l’autre, mais aussi parce qu’elles peuvent parvenir à concrétiser leurs propositions. La liste « Fresnes A Venir » et son leader Kaddour Metir en sont un bon exemple. Seul élu de sa liste en 2014, il parvient à venir aux responsabilités en 2017 à l’occasion de l’élection de Chavanon, et à développer un service jeunesse pour la ville.

3 réflexions sur “Au meeting de Domps

  1. Petite précision il s’agit du prolongement futur de la ligne n°4 qui est censée aller jusqu’à Bagneux – Lucie Aubrac : http://www.prolongement-m4.fr/ … mais que l’on imagine mal pouvoir à terme revenir à l’Est vers Fresnes. La logique serait plutôt de la voir continuer vers Fontenay aux Roses, Sceaux et Chatenay-Malabry. Pour autant bien sûr qu’elle soit un jour prolongée.

    1. Ce qui serait illogique, c’est de prolonger la ligne 4 en direction de Sceaux et Fontenay-aux-Roses qui possèdent déjà des stations de RER, plutôt que L’Haÿ-les-Roses et Fresnes qui n’en possèdent pas. La Cour des comptes pointe d’ailleurs que l’absence de transports ferrés rapides et fréquents est un handicap pour Fresnes.

      Par ailleurs aller vers Fresnes ce n’est pas aller vers l’Est mais plein Sud. Partir vers Fontenay-aux-Roses et Chatenay-Malabry c’est obliquer vers l’Ouest. Regardez la carte élaborée par LePlanIledeFrance (plidf.fr), qui propose une prolongation vers le Sud, en direction de Fresnes ! Leur logique est bien en concordance avec la nôtre.

      L’absence de projet de métro vers Fresnes vient du fait que notre Ville ne s’est jamais manifestée, pas plus avant que maintenant : c’est à peu près la seule ville (avec L’Haÿ-les-Roses), selon une source très bien informée.

      La logique qui justifie que Fresnes soit la grande oubliée des plans métropolitains, est donc politique, pas du tout géographique et technique.

      Si notre liste arrive aux commandes, nous travaillerons sur un réseau métropolitain dense, maillé et bien réparti sur toute la Métropole, pas uniquement dans ses quarts Sud-Ouest et Nord-Est comme c’est un peu la tendance (regardez la géographie du Grand Paris Express). Nous aurons l’appui de la RATP et de tous les maires plus sensibles à l’urgence climatique et au transports en commun ferrés, qu’à l’austérité budgétaire.

      Richard Domps

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